Connexion
img_recherche

Les différents types d'établissements

ITEP

Les Instituts Thérapeutiques Educatifs et Pédagogiques (ITEP) sont une catégorie d’établissement pour des enfants, adolescents et jeunes adultes présentant des difficultés psychologiques dont l’expression perturbe gravement la scolarisation et l’accès aux apprentissages. Dénommés Instituts de Rééducation (IR) avant la mise en application du décret du 6 janvier 2005, les ITEP ont évolué rapidement afin de se spécialiser vers un accompagnement pluri-disciplinaire au service des jeunes accompagnés. Pour y parvenir, ces établissements se décomposent en plusieurs modalités, définis réglementairement afin d’asseoir l’ITEP dans sa dimension institutionnelle. 

A l’image des autres établissements et services du champ du handicap, les ITEP sont principalement gérés par des associations, une part résiduelle de ces établissements sont administrés par des collectivités. Ils font partie intégrante de l’offre disponible des établissements médico-sociaux, définis au sens du Code de l’Action Sociale et des Familles. La régulation de leur planification est assurée par la procédure d’appel à projet et leur financement provient de la Sécurité sociale.

En savoir plus sur les ITEP avec l'Association nationale des ITEP et de leurs Réseaux (AIRE)     logo-aire

 

IME

Les Instituts Médico-Educatifs (IME) sont des établissements médico-social tel que défini par la loi du 2 janvier 2002.

Ils sont agréés pour dispenser une éducation et un enseignement spécialisés pour des enfants et adolescents atteints de déficience à prédominance intellectuelle. Les tranches d'âges varient selon les établissements.

Ils regroupent les anciens IMP et IMPro. Les IME ont souvent été au départ des fondations caritatives, généralement à l’initiative de familles bourgeoises touchées par le handicap mental.

Même s’ils sont désormais à financement quasi exclusivement public, après agrément par les ARS, la grande majorité des IME restent à gestion associative. Ils sont différenciés par degrés de gravité de la déficience du public accueilli. La plupart disposent d’un internat, mais l’accueil en demi-pension est de plus en plus souvent pratiqué.

Les Instituts Médico-Educatifs (IME) sont spécialisés pour accueillir les enfants de 6 à 20 ans.

Les Instituts Médico-Educatifs (IME) sont financés par la sécurité sociale. L'orientation vers ces établissements médico-sociaux est proposée par la CDAPH de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH).

L’objectif des IME est d’assurer l'épanouissement des enfants et des adolescents en difficulté, afin de les intégrer de manière la plus complète possible dans un cadre ordinaire, ou protégé, de vie et de travail.

L' accompagnement tend à favoriser l’épanouissement, la réalisation de toutes les potentialités intellectuelles, affectives et corporelles, l’autonomie maximale quotidienne sociale et professionnelle.

Cette prise en charge tend à assurer l’intégration dans tous les domaines de la vie, la formation générale professionnelle.

Elle comporte :

• des actions tendant à développer la personnalité, la communication et la socialisation,

• l’enseignement et le soutien pour l’acquisition des connaissances et l’accès à des niveaux culturels optimums,

• les soins et les rééducations psychomotricité et orthophonie (suivi régulier par les médecins psychiatres et les psychologues),

• la surveillance médicale régulière générale,

• l’accompagnement de la famille et de l’entourage habituel de l’enfant ou de l’adolescent.

MECS

Maisons d’Enfants à Caractère Social - MECS

MECS : protection de l'enfance

Au sens le plus large, la protection de l’enfance désigne un ensemble de règles et d’institutions, qui ont pour objet de prévenir les dangers auxquels un mineur peut être exposé. Ainsi la surveillance du respect des obligations scolaires, les visites médicales obligatoires, la prévention des comportements addictifs, la police des sites Internet, constituent des mesures de protection de l’enfance. Dans un sens plus restreint, qui sera celui du rapport, la protection de l’enfance vise les politiques ou les mesures directement tournées vers les mineurs, tendant à prévenir ou suppléer une défaillance familiale. Elle se caractérise par l’immixtion consentie ou imposée d’un tiers dans l’éducation des enfants, en soutien, voire en substitution partielle ou totale des parents.

Elle est définie à l’article L. 112-3 du code de l’action sociale et des familles (CASF) : « la protection de l’enfance a pour but de prévenir les difficultés auxquelles les parents peuvent être confrontés dans l’exercice de leurs responsabilités éducatives, d’accompagner les familles et d’assurer, le cas échéant, selon des modalités adaptées à leurs besoins, une prise en charge partielle ou totale des mineurs »1. C’est à cette conception que se réfère implicitement l’article 375 du code civil

  « si la santé, la sécurité ou la moralité d’un mineur non émancipé sont en danger, ou si les conditions de son éducation ou de son développement physique, affectif, intellectuel et social sont gravement compromises, des mesures d’assistance éducative peuvent être ordonnées par la justice ».

En France, la protection de l’enfance ainsi conçue peut être assurée sous une forme administrative ou sous une forme judiciaire. La protection administrative est placée sous la responsabilité du président du conseil général, qui l’assure par la voie du service de l’aide sociale à l’enfance (ASE) ; la protection judiciaire est mise en oeuvre par un juge spécialisé, le juge pour enfant.

Définition, statut et habilitation

Les MECS sont les établissements qui ont pris le rôle anciennement dévolu aux orphelinats..

Cet établissement qui fonctionne en internat complet ou en foyer ouvert (les enfants sont alors scolarisés à l’extérieur ou reçoivent une formation professionnelle à l’extérieur) est le plus souvent géré par une association privée.

Les MECS sont soit des structures privées gérées par des associations ou des fondations, soit des établissements publics. Elles sont dépendantes du Conseil général, qui donne l'habilitation pour recevoir des enfants relevant de l'ASE, et sont financés par lui.

Certaines Maisons d’Enfants à Caractère Social - MECS possèdent également l'habilitation Justice :

Toutes les MECS n'ont pas cette habilitation pour accueillir des enfants confiés directement par l'autorité judiciaire, les établissements publics ou privés doivent obtenir un agrément donné après avis du Conseil général.

Missions des MECS

 - accueillir des enfants confiés à l'ASE, dans le cadre de la protection administrative ou judiciaire, pour une moyenne ou longue durée

- amener l'enfant à se reconstruire psychologiquement et veiller à assurer le maintien des liens avec le milieu d'origine et la famille, invitée à prendre une part active à l'évolution de l'enfant

- proposer un cadre de vie sécurisant, donner à l'enfant des repères, le situer comme sujet, encourager la responsabilisation du mineur

Les MECS peuvent accueillir les enfants jusqu'à 21 ans.

Les enfants et adolescents sont confiés par le Service de l’Aide Sociale à l’Enfance, par le juge des enfants. Une convention doit être passée entre le gestionnaire et le service de l’Aide Sociale à l’Enfance. Lorsque le juge des enfants utilise de façon régulière cet établissement il doit être habilité conformément aux textes de référence cités ci-dessus.

 

En savoir plus sur les MECS avec l'Assiocation Nationale des MECS - ANMECS : logo-anmecs

 

 SESSAD

Les Services d’Education Spéciale et de Soins A Domicile sont des services d’accompagnement qui agissent en direction des enfants et adolescents reconnus par la Maison Départementale de l'Autonomie (personnes reconnues en situation de handicap).

Ils sont rattachés à un établissement ou sont autonomes. Ils sont régis par les annexes XXIV et agréés en fonction de la nature du handicap (déficience intellectuelle, troubles du comportement, déficience motrice, sensorielle, polyhandicap).

Les SESSAD s’inscrivent également dans le cadre réglementaire établi par la loi du 02 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale qui reconnait et promeut les droits des usagers.

Ils offrent des prestations de service à la personne qui s’appuient sur la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées (droit à la scolarisation, à l’emploi, aux soins…).Elle garantit le libre choix pour chacun de son projet de vie grâce à la compensation des conséquences du handicap en fonction de ses besoins et aspirations…

Les interventions s’accomplissent dans les différents lieux de vie et d’activité de l’enfant ou de l’adolescent (école, domicile, de loisirs, lieux d’apprentissage) en menant un travail de réseau en direction des multiples partenaires concernés.

La circulaire interministérielle n° 2007-194 du 14 mai 2007 prévoit : « [que les SESSAD] doivent quant à eux être prioritairement préconisés lorsque la manifestation des troubles de l’enfant n’entraîne pas de relations trop exacerbées au sein de la famille, mais surtout lorsque le maintien à l’école est possible dans les conditions courantes. Ces SESSAD ont l’avantage d’offrir un accompagnement personnalisé pour chaque enfant, c’est-à-dire au plus juste des besoins, dans son environnement quotidien. Cet accompagnement va bien au-delà d’un soutien à la scolarité. Il peut s’exercer dans tous les lieux de vie et d’accueil de l’enfant. Le SESSAD est un service qui doit proposer et conjuguer un accompagnement éducatif et thérapeutique en son sein, en lien avec la scolarité, dans une démarche d’intervention globale. (…) Le SESSAD propose une démarche différente et complémentaire de celle proposée par l’établissement. (…) »

FJT

Un foyer de jeunes travailleurs (FJT) est une résidence, en France, qui loue des chambres à de jeunes travailleurs. Certains FJT acceptent également les étudiants et stagiaires. La plupart des FJT sont dotés d'un restaurant, d'un accueil et d'une laverie.

L'appellation FJT est liée à un agrément accordé par une commission régionale au terme d'une démarche complexe. Cette appellation donne droit à des subventionnements et des conventionnements, notamment par la CAF (Caisses d'Allocations Familiales).

 

En savoir plus sur le Comité Local pour le Logement Autonome des Jeunes : cllaj

En savoir plus sur l'Union Nationale pour l'Habitat des jeunes : logo-unhaj

 

Le Relais Parental

Public visé

Accueil d’enfants, en dehors de toute mesure de placement, dont les parents sont confrontés à des problèmes familiaux, sociaux, de santé ponctuels ou périodiques.

Afin de préserver son caractère familial, le service est installé pour chaque site dans une maison en location entourée d’un jardin, située dans un quartier bien distribué par les bus afin de faciliter la venue des parents et l’ensemble des transports scolaires. Sur le Haut-Doubs, les enfants sont accueillis au domicile de familles relais ayant un agrément d’assistantes familiales.

Le Relais Parental se propose d’être un lieu :

- d’accueil pour les enfants qui disposent d’un cadre sécurisant sans vivre de rupture avec leur quotidien scolaire et relationnel

- d’aide pour les parents qui, tout en étant maintenus dans l’exercice de leurs droits et devoirs, peuvent trouver un appui pour passer un cap difficile.

L’objectif est que le Relais Parental soit un « lieu ressource » pour les parents et un « lieu repère » pour les enfants.

 

Accueil

L’admission d’un enfant au Relais Parental se fait sur la base du libre choix des parents qui bénéficient ou non de l’aide des services sociaux pour formuler leur demande. Les parents sont reçus pour un entretien préalable à tout accueil. Lors de cette rencontre avec la directrice ou l’animatrice socioéducative, ils font connaissance avec le service, son fonctionnement et les personnes qui y travaillent, ils visitent également les locaux. L’admission est prononcée par la direction. Le séjour peut être de quelques heures à un mois maximum, en journée, demi-journée, hébergement. Le renouvellement de l’accueil peut être accordé si la situation l’exige.

PRSA

Public visé

Sur Notification CDAPH (Commission Départementale de l'Autonomie pour les Personnes en situation de Handicap), le PRSA - Pôle de Ressources et de Services Adapatés - s’adresse aux adolescents et jeunes adultes, âgés de 16 à 25 ans :

 

  • En situation de handicap (déficience intellectuelle, troubles de la conduite et du comportement, handicap psychique)
  • En situation d’amendement CRETON bénéficiant d’une orientation en ESAT (Etablissement et Services d'Aide par le Travail)

 

Objectifs du PRSA

Le PRSA est une plateforme d'évaluation, d'orientation, d'élaboration, d'accompagnement du projet personnalisé dans le cadre du processus d'inclusion en milieu ordinaire.

Objectifs du PRSA :

  • Préciser le projet d'orientation socio-professionnel
  • Accompagner l'accès aux soins
  • Etayer l'autonomie sociale et résidentielle (citoyenneté, logement, déplacement...)
  • Favoriser et soutenir la construction du projet préprofessionnel (formation, stage) ou professionnel (accès à l'emploi)

Equipe et Réseaux du PRSA

Une équipe :

  • Une direction
  • Des intervenants socio éducatifs
  • Un service administratif

Elle s’appuie sur le service médico-psy de l’AAJD et sur une coopération renforcée avec la Fondation du Bon Sauveur.

 

Un réseau de partenaires :
Mobilisé, en fonction du projet de la personne dans différents domaines :

  •  Hébergement (FJT, CLLAJ, CAF, …)
  •  Déplacement (SFER, Transports en commun, Tusa, Manéo, Zéphir bus, …)
  •  Santé (CPAM, professionnels de santé, IRSA, CMP, …)
  •  Scolarité/Formation (Groupe FIM, Lycée professionnel, Mission locale, EREA, …)
  •  Accès à l’Emploi (réseau d’entreprises, Entreprises Adaptées, ESAT, …)
  •  Culture/Loisirs (associations, centres culturels, club de sports, …)
  •  Administration/budget (CMS, CCAS, services tutélaires, Mairies, …)

 

Le service est ouvert 365 jours par an.
Financement par l’assurance maladie sur tarification de l’Agence Régionale de Santé (ARS).

Le service intervient sur l'ensemble du département de la Manche à partir de ses deux sites (Saint-Lô et Tourlaville).

Scolarisation

La création des Unités d'Enseignement ...

guide

 

L’adoption de la loi du 11 février 2005 « sur l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » a permis de dégager trois thématiques majeures à propos de la scolarisation :

  • Le droit a une scolarisation (devenant la 1ère des priorités, dans le cadre d’un projet personnalise de scolarisation . En cela la loi 2005 permis une avancée sur la loi de 1975 qui n'avait dans son article 1 pas inscrit le droit à la scolarisation parmi les droits des personnes handicapées, se contentant de parler du droit à l'Education.
  • Le droit a une inscription dans un établissement scolaire ordinaire même sous une forme qualifiée d'inactive
  • La poursuite, accrue, des objectifs d’intégration scolaire des enfants handicapés . La dernière circulaire sur les CLIS remplace désormais le terme d'intégration par celui d'inclusion.

Le décret relatif à « la scolarisation des enfants, des adolescents et des jeunes adultes handicapés, et à la coopération entre les établissements de l’Éducation Nationale et les établissements et services médico-sociaux ». Ce décret a été suivi d'un arrêté précisant « les modalités de création et d’organisation d’unités d’enseignement dans les ESMS ».

Ces deux textes contribuent incontestablement à la nécessaire clarification des relations entre le secteur médico-social et l'Éducation Nationale.

 

La scolarisation interne

 

La scolarisation interne, dans les unités d’enseignement, a d’abord pour objet de repenser les conditions dans lesquelles les enfants et adolescents – qui ne peuvent, pour des durées variables, fréquenter un établissement scolaire – reçoivent un enseignement au sein des établissements qui les accueillent.

Les unités d’enseignement, implantées dans les Etablissements sociaux et médico-sociaux,  doivent  permettre des passerelles entre les différentes modalités de scolarisation de l’élève handicapé et ainsi donner plus de fluidité à son parcours de formation. La finalité est d’assurer un enseignement en prise avec les attendus des programmes, en mobilisant à cet effet les corps d’inspection concernés. Les spécificités et les contraintes des établissements sanitaires ou médico-sociaux sont prises en compte dans l’organisation de l’enseignement.

 

Scolarisation - classes intégrées

Les établissements du secteur médico-éducatif sont aujourd'hui invités à favoriser la scolarisation de leurs élèves dans les écoles ordinaire. On assiste aujourd'hui à un mouvement en faveur de classes délocalisées : il s'agit du transfert d'une classe de l'établissement et de son poste d'enseignant dans une école voisine ou dans un collège voisin. Toute la scolarisation y est réalisée dans l'école, mais les enfants n'y sont pas nécessairement scolarisés à temps plein. L'Etablissement Médico-social reste leur base arrière. Les possibilités d'une telle scolarisation dépendent bien entendu des capacités des élèves et des moyens mis en œuvre. Elles peuvent prendre diverses formes. C'est ainsi que certains établissements envisagent des processus d'intégration collective, fondés sur le transfert d'une classe (ou des classes) de leur établissement vers une école ou un collège voisin. Il s’agit d’établir des échanges et des relations de collaboration entre les personnels de l'école et ceux de l’ESMS et pour une bonne intégration des enfants dans l'école.

 

Scolarisation partielle

Les enfants handicapés accueillis dans un établissement du secteur médico-éducatif ou du secteur médico-social "peuvent être inscrits dans une école ou dans l'un des établissements (ordinaires) autres que leur établissement de référence, proche de l'établissement où ils sont accueillis. Les conditions permettant cette inscription et cette fréquentation sont fixées par convention entre les autorités académiques et l'établissement de santé ou médico-social." (loi du 11 février 05, art. 19 III). Sa scolarité peut alors s'effectuer, soit dans l'unité d'enseignement de l'établissement dans lequel il est accueilli, soit à temps partagés dans cette unité d'enseignement et dans son établissement scolaire de référence,soit à temps partagés dans cette unité d'enseignement et dans l'une des écoles ou l'un des établissements scolaires avec lesquels l'établissement d'accueil met en œuvre une coopération dans les conditions prévues par la convention mentionnée à l'article D. 351-18 du  code de l’éducation. Dans ce dernier cas, l'élève peut être inscrit dans cette école ou cet établissement scolaire.

 

Vie dans les établissements : Hébergement

 

Internat

L’internat de semaine s'adresse à des garçons et filles de 6 à 20 ans après décision notifiée de la MDPH et avec l’accord de ses parents, pour les jeunes relevant du secteur du handicap.

Pour les jeunes relevant du secteur de la protection de l'enfance, l'internat s'adresse à des garçons et filles de 6 à 18 ans après décision notifiée par l'Aide Sociale à l'Enfance.

La conception de l’internat correspond aux principes fondamentaux de la loi rénovant l’action sociale et médico-sociale du 2 janvier 2002 :

  • Le respect de la dignité, vie privée, intimité, sécurité
  • Le libre choix entre les prestations externat et/ou internat
  • La contractualisation de la prise en charge avec le consentement éclairé des bénéficiaires

L’internat ne se substitue pas aux parents, une collaboration parents/établissement est essentielle. L’internat est une réponse, adaptée au parcours évolutif, à la trajectoire d’un jeune. Il vient répondre aux besoins singuliers des jeunes et de leurs familles. Il constitue un élément du triptyque éducation, soins, scolarité, une modalité permettant d’élargir les possibilités amenant un enfant à élaborer sur les manières d’entrer en relation, de gérer son rapport à autrui en expérimentant d’autres façons d’être et agir. L’internat travaille en lien avec toutes les autres structures d’accueil de l’établissement.

Le semi-internat

Le semi-internat prend en charge des  enfants et adolescents, garçons et filles de 6 à 20 ans. Les enfants y sont accueillis à la journée du lundi au vendredi. Pour chaque enfant, un projet personnalisé d'accompagnement est mis en place, chacun bénéficiant d'une prise en charge adaptée.Chaque groupe est pris en charge par des  éducateurs spécialisés permettant de proposer à l'enfant des temps éducatifs en fonction de son projet.
Le projet personnalisé d'accompagnement qui constitue l'articulation des différents modes de prise en charge (thérapeutique - éducatif - pédagogique) est élaboré en lien avec la famille dès l'admission au semi-internat et il est réévalué au cours du séjour de l'enfant.Ce projet est soutenu par trois types de références :

  • L’équipe médico-psychologique : elle définit avec la famille la ligne générale de soins avec les différentes prises en charge de type psychothérapie, orthophonie, psychomotricité.
  • Un éducateur référent : c'est l'éducateur qui est désigné afin d'être le lien privilégié entre tous les acteurs du projet, famille - enfant - institution.
  • L’enseignement spécialisé : référent du projet pédagogique, l’enseignement spécialisé, CAAPSAIS option D.

L’admission est prononcée par le Directeur, qui est le garant de la prise en charge des enfants pendant tout le séjour, après décision notifiée de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH).

Le Centre d'Accueil Familial Spécialisé

L'Accueil Familial pour le secteur du handicap

Le Centre d'Accueil Familial Spécialisé - CAFS ;  accueille des enfants et adolescents des deux sexes âgés de 6 à 20 ans, en situation psychologique et familiale difficile, après décision notifée par la MDPH et avec l'accord de ses parents.

Les enfants pris en charge au CAFS sont accueillis par des assistantes familiales agréées par le Conseil Général et membres de l'équipe pluridisciplinaire.

L'enfant bénéficie de sa chambre, de ses rangements, de tout le confort nécessaire et peut, s'il le désire, s'inscrire dans des activités extra-scolaires (sport, culture).

L'enfant fréquente généralement l'école la plus adaptée à ses besoins dans le cadre de son projet personnalisé. L'enfant peut également être accueilli en journée au sein de l'école intégrée.

Le projet permet d'offrir et d'assurer une sécurité affective et matérielle dans le cadre familial spécialisé, de soutenir l'intégration scolaire et sociale de l'enfant, afin d'appuyer et d'étayer le lien entre l'enfant et la famille, dans l'objectif de préparer son retour en famille.

Un suivi régulier de l'enfant est assuré par l'équipe médico-éducative du CAFS tant dans sa famille d'accueil qu'auprès des différentes instances participant à son projet (école, lieux d'apprentissage, activités extrascolaires, services sociaux ou juridiques...).

L'Accueil Familial pour le secteur de la protection de l'Enfance

Le pôle Accueil Familial Domiciliaire fonctionne en continu 365 jours par an, 24 heures sur 24.  

Il accompagne des enfants de 0 à 20 ans au titre de la protection de l’enfance.

La durée de la mesure est fixée par l’A.S.E ou par le juge pour enfant dans le cadre d’un placement judiciaire, ainsi que pour les droits de visites et d’hébergement.

L’intervenant professionnel est l’interlocuteur privilégié pour les parents. Il veille au respect de leurs droits et à la prise en compte de leur parole notamment à travers le suivi du projet personnalisé.

Le service est un lieu d’écoute, de parole et d’information pour l’enfant et sa famille.

Il mobilise également les partenaires qui interviennent dans la situation soit directement soit par l’intermédiaire de l’assistant familial.

L’intervention éducative auprès de l’enfant est assurée par l’assistant familial, l’accompagnement est axé sur :

  • le respect des rythmes de vie : coucher, repas, hygiène…
  • Les apprentissages des règles de vie sociale
  • L’acquisition de l’autonomie dans les actes de la vie quotidienne
  • Le suivi dans les domaines, scolaire, loisirs, santé…

L'intervention à domicile

Le SESSAD

Le Service d’Education Spécialisée et de Soins à Domicile (SESSAD) ; s’adresse à des enfants à partir de 6 ans et adolescents et jeunes adultes  jusqu’à 20 ans, d'intelligence normale, présentant des difficultés, des perturbations psychoaffectives, des retards scolaires compatibles avec le maintien en milieu ordinaire.

Le SESSAD est un service de proximité au cœur de la ville et du bassin de vie des enfants et adolescents pris en charge.

Il développe ses interventions en lien avec les familles, les partenaires médico-sociaux, sanitaires, sociaux de protection de l’enfance environnants, ainsi que les services de l’Adaptation et Intégration Scolaire de l’Education nationale.

Les interventions s’accomplissent dans les différents lieux de vie et d’activité de l’enfant et dans les locaux du service. C’est un ensemble d’activités de soin, d’éducation et de soutien à la scolarité dans une dialectique de confrontation aux réalités sociale, familiale et scolaire des enfants, à raison de 2 ou 3 interventions hebdomadaires régulières du service.

La dimension thérapeutique ne se réduit pas aux seules approches psychothérapeutiques, mais résulte d’un processus pluridisciplinaire d’équipe dans lequel chacun des professionnels articule sa spécificité et ses compétences propres à son champ d’intervention.

L’éducateur intervient dans le contexte habituel de vie de l’enfant (école, domicile, centre de loisirs, clubs de sport…). Ses interventions visent à la socialisation au travers d’activités. L’enfant est placé dans une situation d’expérimentation et d’apprentissage susceptibles de l'aider à se revaloriser par des réussites et d’établir des relations de confiance avec l’adulte.

Ces médiations éducatives peuvent se dérouler en famille, dans le quartier, dans le service et dans le cadre de sorties sportives et/ou culturelle.

Un lien constant et régulier de l’éducateur référent avec la famille permet de resituer les parents dans leur rôle.

C’est un interlocuteur privilégié avec l’enseignant de la classe de l’enfant qui peut contribuer, en accord avec les parents, l’école et l’équipe pluridisciplinaire, à l’aménagement de la scolarité du jeune.

Un accompagnement peut être proposé à la famille en interne par d’autres membres de l’équipe ou en externe par d’autres services sociaux, médicaux, psychiatriques...

L'objectif du SESSAD est de maintenir une cohérence dans les actions entreprises et de s’assurer la collaboration des autres services participant à la réussite du projet

Le SAD

Les mesures d'accompagnement à l'hébergement mises en oeuvre dans le cadre du Service d'Accompagnement à Domicile (S.A.D.) constituent un intermédiaire entre les mesures d'action éducative à domicile ou en milieu ouvert et l'hébergement en établissement ou famille d'accueil, tout en privilégiant le maintien du jeune dans sa famile, avec la possibilité à tout moment et en cas de dégradation de la situation, d'un hébergement en établissement ou en famille d'accueil.

Dans cette perspective, le S.A.D. se propose d'accompagner les usagers au titre  :

  • de Mesures d'Accompagnement Progressive en Milieu Naturel (MAPMN) : pour éviter une prise en charge en établissement ou en famille d'accueil par la mise en place d'un étayage important de la famille dans un cadre sécurisé pour l'enfant ;
  • de Mesures d'Accompagnement au Retour (MAR) : pour accompagner le retour de l'enfant dans sa famille lorsque la situation le nécessite.

 

La mesure est fixée par l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE) pour une durée maximum de six mois, renouvelable une fois.

La mesure se traduit par une intervention renforcée et continue auprès de l'enfant et de sa famille :

  • en intervention au domicile des parents, dans les locaux du service et en accompagnement vers les ressources de droit commun,
  • en intervention auprès des partenaires qui interviennent ou amenés à intervenir auprès de l'enfant et de sa famille.

Le S.A.D. fonctionne en continu 365 jours par an, 24 heures sur 24.

Les interventions sont dispensées directement par l'intervenant socio-éducatif désigné dont la fonction principale est d'intervenir directement à domicile mais aussi en complémentarité avec d'autres intervenants du services selon le contenu de l'intervention.

 

Procédures de demandes d'orientation et d'admission

Secteur du handicap

En savoir plus sur la MDA => mda

Secteur protection de l'enfance

Les mesures éducatives

Les travailleuses familiales ou plutôt les techniciennes d'intervention sociale et familiale apportent un soutien éducatif des familles au quotidien.

Elles se rendent au domicile des familles et apportent une aide temporaire aux parents pour orienter la prise en charge de leurs enfants, leur apprendre à gérer un budget, à faire la cuisine, à entretenir correctement leur logement, à aider aux devoirs du soir ou même à jouer avec leurs enfants. Sur demande des parents ou sur décision du juge des enfants, l'assistance éducative peut être mise en place pour une durée d'un an lorsque la santé de l'enfant, son entretien ou son éducation l'exigent.

Après évaluation de la problématique familiale, des objectifs sont déterminés avec les enfants et les parents et des rencontres sont organisées régulièrement. Dans le cadre de cette assistance éducative en milieu ouvert, l'éducateur peut faire appel à des spécialistes (orthophoniste, psychologue, centre médico-psychologique...) ou l'école.

 

Les Signalements

Le service de l'Aide Sociale à l'Enfance a pour mission de centraliser les signalements d'enfants en danger. La centralisation de ces informations est précieuse pour le traitement des situations. C'es une obligation légale pour chacun d'entre nous de donner l'alerte si l'on soupçonne des maltraitances sur un enfant.

Pour signaler un enfant en danger, appelez (anonymement si vous le souhaitez) le service de l'Aide Sociale à l'Enfance au 02 33 77 78 05 ou le 119 (gratuit).

 

En savoir plus :      professionnel et enfant2           imageplaquette-maltraitance

 

Le placement et le suivi des enfants placés

Le Service Spécialisé Enfance du Conseil général a pour mission d'assurer le suivi global des enfants confiés au Département par les parents eux-mêmes ou par décisions judiciaires et orientés en famille d'accueil. Il désigne l'éducateur référent qui sera chargé du suivi du jeune et choisit l'assistante maternelle permanente qui va l'accueillir.

Il participe à l'élaboration du projet éducatif à mener ave le jeune et sa famille.

Il gère les modalités du placement en s'efforçant d'y associer le plus possible la famille d'origine : droits de visite et/ou hébergement, scolarité, santé, décisions diverses.

Il participe à l'évaluation du placement et formule des propositions pour le devenir du jeune.

 

Quand et comment les enfants sont-ils placés ?

 

En savoir plus : parent.manche